Paris, les 5 et 6 mai 2026 – Lors des Journées du Forum National de la Facturation Électronique, qui se sont tenues les 5 et 6 mai 2026 à Paris, Lucile Tavernier, sous-directrice du projet de facturation électronique à la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques), a présenté la mise en œuvre de la réforme française, prévue pour le 1er septembre 2026.
À la suite de sa présentation, Mathieu Pasture, représentant de Dokapi, a eu l'occasion de s'entretenir avec elle et son collègue, Grégory Desigaux, au sujet des différences entre les approches française et belge.
Dokapi est également un point d'accès Peppol certifié pour l'échange de documents sécurisé et conforme. Ainsi, 11,5 % des entreprises belges affiliées utilisent actuellement la technologie Dokapi pour la facturation électronique.
Mathieu a notamment partagé les retours d'expérience de la Belgique concernant la mise en œuvre de la facturation électronique depuis le 1er janvier 2026, en particulier sur les défis liés à la transmission des factures. Avant le lancement, beaucoup dans le secteur se demandaient comment la mise en œuvre se déroulerait et s'il y aurait un risque d'erreurs de transmission entre les points d'accès.
Une expertise unique comme levier stratégique
Dans le cadre de son rôle d'expert élu au Change Management Board d'OpenPeppol pour la communauté du domaine eDelivery, Mathieu dirige un groupe de travail sur les erreurs de transmission entre les points d'accès. Quatre mois après le lancement belge, il ressort clairement de ce groupe de travail que les problèmes de transmission semblent se résoudre de manière assez coopérative entre les différents points d'accès.
C'est une observation rassurante, qui pourrait aider à donner confiance à la France alors qu'elle entreprend sa propre réforme particulièrement ambitieuse. La France prévoit de mettre en œuvre directement le modèle dit « corner 5 », avec la transmission supplémentaire des factures électroniques à l'administration, un choix qui diffère du modèle belge, actuellement basé sur le « corner 4 », sans implication directe du gouvernement dans les échanges.
La Belgique a opté pour une mise en œuvre en deux étapes : une première phase en 2026 axée sur les échanges entre partenaires commerciaux, suivie d'une seconde phase en 2028 qui inclura également la transmission des données à l'administration. À ce moment-là, les retours d'expérience de la France seront cruciaux pour la Belgique.
Comme l'illustre cette expérience, le partage des connaissances entre les autorités Peppol européennes devrait certainement être encouragé si la réforme de la facturation électronique veut devenir un succès à l'échelle internationale et Dokapi, grâce à l'implication active de Mathieu Pasture, est fier de contribuer à cet effort.
Mathieu Pasture Product Owner, Dokapi & Représentant élu, Open Peppol eDEC CMB